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Mark Zero

L’ambiance au GIMS 2019 est pour le moins électrique. Les allées du Palexpo pullulent de petits constructeurs, parfois improbables, proposant des modèles à batteries aux caractéristiques toujours plus ébouriffantes. Dans cette course aux annonces chiffrées, la nouvelle marque Piëch n’est pas la dernière. Sa voiture électrique Mark Zero revendique 500 km d’autonomie et, surtout, un temps de recharge de 4 minutes 40 pour récupérer 80 % de sa capacité. Autant dire que le principal problème d’utilisation posé par la voiture électrique serait tout bonnement résolu…

La description de la batterie utilisée, réalisée par une entreprise basée à Hong Kong, « Desten », laisse d’autant plus rêveur que Piëch refuse d’en révéler la nature. Elle ne serait en effet pas victime du phénomène d’échauffement typique des batteries au lithium-ion et pourrait ainsi se passer de refroidissement liquide. Une véritable prouesse qui fait plutôt penser à une technologie de batterie solide. Reste que celle-ci est encore loin d’avoir fait la preuve de sa maturité, même si les fabricants, notamment chinois, rivalisent de déclarations à son sujet. Ces accumulateurs alimentent deux moteurs électriques à l’arrière et un à l’avant. Sans information sur la puissance développée par la batterie, difficile de connaître la puissance cumulée, mais Piëch annonce un 0 à 100 km/h en 3,2 s et 250 km/h de vitesse de pointe. 

Si le stand de Piëch, impressionnant pour un blason si nouveau, attire autant de monde au salon, c’est en raison de son nom même. Anton Piëch, l’un des douze enfants de Ferdinand Piëch, est en effet à l’origine du projet avec son associé, Rea Stark Rajcic. La Mark Zero fait valoir un style classique mais harmonieux et très abouti. On ne peut pas en dire autant de la plateforme technique exposée à Genève, qui semble en être au tout premier stade de développement si on en juge par son caractère particulièrement basique. On remarque le volume très important occupé par les batteries, situées au niveau du tunnel central et derrière les sièges ainsi que l’extrême finesse des triangles de suspension et des cardans. Autant dire que la Piëch est encore loin de sa commercialisation !

Jim
jim@pulp68.com