Days Gone Sony marque l'histoire. Bon ou mauvais ? - ABIA MAG - Fanzine papier et digital. Actualité locale et internationale en matière de Street-Culture, Motors, Sport & Entertainement.
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Days Gone Sony marque l’histoire. Bon ou mauvais ?

Quelques mois après l’arrivée du titre exclusif tant attendu de Sony il est temps d’en tirer un bilan.

Bien entendu, tout n’est pas parfait, et c’est de cas de très nombreux titres à leur sortie aujourd’hui, mais les MAJ ont largement corrigé les principaux problèmes.

Le public, amateur de Fifa serait-il devenu trop exigeant ? Bien entendu Days Gone ne révolutionne pas grand chose niveau histoire, mais l’atmosphère est incroyablement oppressante et c’est tout l’intérêt.

Oui, l’Ai est un peu faible pour un titre tant attendu, mais encore une fois, tout peut être corrigé. A quoi bon courir après les défauts, autant savourer le plaisir d’un jeu qui n’a pas grand chose à envier à RED DEAD REDEMPTION 2 , le travail de Bend Studio est absolument magistral, compte tenu de l’équipe quand même assez réduite si l’on compare à Ubisoft et Assassin Creed qui pour le coup, peine à se réinventer !

La narration montée en épisodes reste un idée surprenante, certes, mais très intéressante. Il faut quand même l’avouer, parfois tout devient un peu compliqué et s’y retrouver n’est pas forcément simple. La story line est éclatée en de multiples scénarios eux même imbriqués les uns dans les autres. Les missions principales et annexes se retrouvent alors liées à des épisodes narratifs que vous pourrez réaliser dans l’ordre qui vous plaît le plus. Parfois bonne, parfois mauvaise, cette idée d’épisodes  » à la Netflix  » peut s’avérer assez brouillonne pour qui perds le fil de l’histoire.

Bien que le fil rouge de Days Gone reste l’histoire de Deacon et de sa femme Sarah, Bend Studio a fait graviter autour du couple plusieurs personnages, amis comme ennemis, qu’ils soient survivants, leaders esclavagistes ou adeptes d’une secte. Le problème est qu’en cherchant à se concentrer sur le scénario de Deacon tout en multipliant les intrigues parallèles, l’histoire a perdu en force et en émotion. Si le parti pris de ne pas trop en montrer durant les cinématiques était fort compréhensible et louable, il se heurte ici de plain pied à la sauvagerie de Deacon lorsque ce dernier élimine furtivement ses ennemis, la plupart du temps sous couvert d’injures bien salées. Difficile dans ce cas de ressentir de l’empathie et ce malgré certains flash-backs avec Sarah. En même temps, ça fait aussi du bien, un jeu qui ne soit pas politiquement correct pendant des heures. On parle de Zombies, bordel de merde !

Bien que Days Gone verse dans le conventionnel à travers ce qu’il propose, il se rattrape néanmoins via une ambiance survivaliste parfaitement retranscrite. Le mutant représente une menace bien réelle et lorsqu’on roule de nuit, un véritable sentiment de stress nous étreint, les créatures étant bien plus nombreuses à ce moment de la journée. On aura donc tôt fait, dans la mesure du possible, de réaliser nos missions de jour ou de faire attention à bien utiliser un silencieux afin de ne pas rameuter tout un groupe de créatures en tirant sur l’une d’elle. C’est sans doute la plus grande réussite de Days Gone : obliger le joueur à prendre son temps en lui demandant de fouiller chaque bâtiment, chaque véhicule, pour trouver des munitions ou des matériaux pour crafter items de soin, grenades ou ustensiles afin de détourner l’attention des mutants.

Rendons également grâce au Freak-O-System amenant une grande variété de situations et offrant énormément de vie au monde de Days Gone. Ce système, basé sur les interactions entre les individus, vous vaudra souvent de belles surprises, surtout lorsque des mutants viendront s’attaquer de façon inopinée à des pillards que vous étiez en train d’affronter. Les ennemis de nos ennemis n’étant pas nécessairement nos amis, il faudra néanmoins se cacher pour assister à ce joyeux spectacle, les mutants ayant tôt fait de vous foncer dessus à peine repéré. Outre le fait de rendre l’univers plus vivant, vous pourrez également user de ces interactions pour modifier vos stratégies. Par exemple, en faisant venir une meute de loups dans un camp, vous aurez le champ libre pour récupérer tranquillement des matériaux pendant que tout ce beau monde s’affrontera. Idem avec les Brutes, de véritables sacs à PV n’ayant pas leur pareil pour éliminer leurs congénères plus faibles. Ainsi, en usant habilement du Freak-O-System, le sentiment de redondance sera minimisé même si il ne sera pas possible d’y échapper au terme des 50h de durée de vie, surtout si vous vous mettez en tête d’éliminer la quarantaine de hordes dispersées sur la map.

Ahhhhhh les hordes…. encore un plus de ce titre phare, mais pour le coup, à vous de découvrir ces plaisirs.

Alors oui, Days Gone marque l’histoire, et en bien, car pour une fois, il ne s’agit ni d’une suite, ni d’un remake !
Bravo Bend Studios et Merci Playstation !

Jim
jim@pulp68.com